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Paludisme et idées reçues : le maïs, les arachides et le karité n’y sont pour rien

En 2024, le paludisme a frappé fort au Burkina Faso avec plus de 10,8 millions de cas et 3 523 décès, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. Pourtant, certaines idées reçues persistent. On entend souvent : « Si je mange du karité, ça me donne le palu » ou « Le maïs me donne le paludisme ». Le Pr Ismaël Diallo, medecin infectiologue au CHU Yalgado Ouédraogo nous explique la vérité.

Pr Ismaël Diallo, medecin nfectiologue

Dans les marchés et au coin des rues, les discussions vont bon train. Certains racontent qu’après avoir croqué dans une arachide fraîche ou grignoté du maïs grillé, la fièvre ne tarde pas à arriver. Pr Ismaël Diallo est catégorique.

A ce jour, aucune donnée scientifique ne prouve que ces aliments provoquent le paludisme. Parfois, soutient-il, ce que les gens prennent pour le palu est en réalité une réaction allergique ou un petit malaise digestif, mais pas le parasite lui-même.

Alors, comment attrape-t-on réellement le paludisme ? C’est le petit coupable invisible que personne ne remarque vraiment, le plasmodium, qui se glisse dans le sang par la piqûre d’un moustique femelle de type anophèle. Et la saison des pluies, avec toutes ses flaques et eaux stagnantes, transforme les coins tranquilles en véritables nurseries pour ces moustiques. Pas étonnant que les cas explosent à cette période.

Pour ceux qui continuent à soupçonner leur repas de la veille, Pr Diallo rappelle que tomber malade après avoir mangé un aliment de saison est souvent une coïncidence.

Il invite chacun à consulter un agent de santé au moindre doute. Se protéger efficacement, ce n’est pas compliqué. Il faut utiliser utiliser correctement les moustiquaire imprégnées à longue durée d’action, porter des vêtements couvrants, et ne pas hésiter à demander conseil.

Et à ceux qui persistent à accuser le maïs, le karité ou les arachides, il vaut mieux s’informer auprès de sources fiables que d’écouter les rumeurs. Le paludisme peut être grave et mettre la vie en danger, alors au lieu de s’inquiéter de ce qu’on mange, le vrai danger vient des moustiques, et c’est contre eux qu’il faut se protéger.

Bien se couvrir, utiliser des moustiquaires et consulter rapidement en cas de fièvre restent les meilleurs moyens de prévenir la maladie.

Madina Belemviré

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