Professeur Christian Napon : un spécialiste dévoué, disponible et professionnel

Il fait partie des 25 neurologues que compte le Burkina Faso. Lui, c’est le Professeur Christian Napon, chef de service neurologie du CHU de Bogodogo et professeur titulaire de neurologie à l’UFR Sciences de la santé de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Voici en quelques lignes, ce que nous savons de ce médecin qui s’occupe de la prise en charge des maladies neurologiques depuis 2005.

Sa passion pour la neurologie, le Pr Christian Napon dit l’avoir trouvée lors d’un stage dans le service de médecine interne, un département qui renfermait plusieurs spécialités à l’époque dont la neurologie, la néphrologie et la rhumatologie. Avec certains de ses camarades, Pr Napon, stagiaire à l’époque aura la possibilité d’assister aux consultations d’un neurologue, le Pr. Jean Kaboré, qui l’a d’ailleurs appuyé pour le choix du sujet de sa thèse. « On prenait part à ses consultations et au fil du temps, nous avons pris goût à la neurologie » relate, celui qui a mené une partie de ses études à Abidjan et en France.

De retour au pays, le jeune neurologue sera confronté à l’absence d’un plateau technique adéquat. Une réalité, qui ne lui permettait pas de faire les examens nécessaires au bon diagnostic. Cette différence, poursuit le Pr Christian Napon, nous a fait un choc. « Même pour faire un scanner, c’était la croix et la bannière », confesse-t-il. Et ce n’est pas tout, il fallait compter avec le manque de moyens financiers des populations dont la majorité n’avait pas la possibilité de faire certains examens offerts par le plateau technique sur place. Heureusement, ces difficultés n’ont pas eu raison de sa passion pour la neurologie.

En effet, face à certaines situations, Christian Napon et ses collègues n’ont pas hésité à mettre la main à la poche. « On cotisait pour réaliser certains examens onéreux comme le scanner ou d’autres examens de laboratoire trop onéreux pour la poche du patient… »

Il faut plus de spécialistes dans le domaine
Environ 25 neurologues pour 20 millions d’habitants, le Pr Christian Napon reconnait lui-même une difficulté pour assurer la prise en charge des personnes atteintes de maladies neurologiques. « On est souvent très débordé parce qu’on n’est pas nombreux. Il faut qu’il y ait davantage de formation pour faire face aux maladies neurologiques qui représentent une part importante des problèmes de santé au Burkina », exhorte-t-il.

A ce propos, il a invité les populations à éviter l’automédication et surtout, à ne pas avoir peur de consulter les spécialistes à cause d’un éventuel diagnostic désagréable. « Non, il ne faut pas avoir peur. Il faut consulter dès le moindre symptôme pour éviter d’en arriver à une situation dramatique », conseille-t-il.

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