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Endormir pour soigner : le rôle de l’anesthésiste au bloc opératoire

Chirurgie, examens invasifs, immobilité absolue… Rien n’est possible sans l’anesthésiste. Dr KI Kélan Bertille, cheffe du service d’Anesthésie-Réanimation du CHU pédiatrique Charles de Gaulle, explique comment l’anesthésie abolit la douleur et sécurise chaque geste.

Dr KI Kélan Bertille, anesthésiste réanimateur

L’anesthésie est un acte médical qui supprime toutes les sensations et surtout la douleur pour permettre de réaliser certains gestes. Elle sert aux interventions chirurgicales, mais aussi à des actes dits invasifs car nécessitant une intrusion dans l’organisme, peuvant ainsi être douloureux ou très désagréables, comme les endoscopies ou les biopsies. Elle est également utilisée pour les examens nécessitant une immobilité parfaite, notamment certains examens d’imagerie médicale.

Selon Dr KI Kélan Bertille, il existe deux principaux types d’anesthésie. L’anesthésie générale qui consiste à endormir complètement le patient. Il n’a alors plus conscience de ce qui se passe autour de lui et ne ressent pas la douleur. Pour y parvenir, l’anesthésiste utilise des combinaisons de médicaments qui, provoquent un sommeil artificiel, suppriment la douleur et relâchent les muscles pour obtenir une parfaite immobilité. Ces médicaments sont administrés par voie intraveineuse ou par inhalation. L’anesthésie générale est le plus souvent pratiquée pour les chirurgies de la tête, du thorax et de l’abdomen.

Le second grand type est l’anesthésie loco-régionale (ALR). Elle consiste à endormir uniquement la partie du corps qui sera opérée en injectant des médicaments à proximité des nerfs responsables de la sensibilité de cette zone. Dr KI Kélan Bertille précise que l’on distingue deux sous-types principaux. Les ALR centrales sont réalisées au niveau de la colonne vertébrale. Elles regroupent la rachianesthésie, très utilisée dans notre pays et la péridurale. Elles permettent d’anesthésier toutes les parties du corps situées en dessous du point d’injection et sont utilisées pour les chirurgies des membres inférieurs et du bas-ventre, notamment les césariennes.

Les anesthésies périphériques visent une zone plus localisée. Le produit est injecté directement près des nerfs d’un membre ou de la face. Elles permettent d’endormir un doigt, une main, un pied, un avant-bras ou un membre entier.

On peut aussi évoquer l’anesthésie locale, parfois appelée topique. Elle consiste à appliquer un produit anesthésique à faible profondeur ou sur la surface d’un organe comme la peau pour insensibiliser uniquement la zone traitée. C’est la technique la plus simple, adaptée aux gestes rapides et peu étendus.

Ces différents types peuvent être combinés afin de réduire les risques propres à chacun et d’améliorer le confort du patient. Le choix dépend de la nature de l’intervention, de son emplacement, de sa durée et de la douleur attendue, mais aussi de l’état de santé du patient et des moyens disponibles pour garantir la sécurité.

Pour Dr KI Kélan Bertille, l’anesthésie n’est pas qu’un sommeil provoqué. C’est une science précise qui prépare le corps et protège la vie pendant que d’autres soignent.

Madina Belemviré

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