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Vaccin contre le paludisme : ce que révèle le projet MalVac pour améliorer son adoption au Burkina Faso

Ouagadougou, 12 décembre 2025. Alors que le vaccin contre le paludisme est désormais une réalité dans le système de santé burkinabè, son adoption effective sur le terrain reste un défi. Comment lever les obstacles techniques, organisationnels et sociaux qui freinent son intégration ? Les réponses se trouvent dans les résultats du projet de recherche MalVac, présentés ce vendredi à Ouagadougou lors d’un atelier de dissémination réunissant autorités sanitaires, chercheurs et partenaires.

Les travaux ont été ouverts par le Secrétaire général du ministère de la Santé, Joël Arthur Tiendrébéogo, qui a rappelé que les données issues de cette étude constituent un levier essentiel pour orienter les décisions publiques. Les résultats, a-t-il souligné, sont le fruit d’une évaluation approfondie associant chercheurs, acteurs de la mise en œuvre et partenaires. L’analyse a porté sur les dimensions techniques, organisationnelles, sociales et comportementales influençant l’adoption du vaccin antipaludique, avec pour objectif d’améliorer la couverture vaccinale et de renforcer la complémentarité avec les autres interventions de lutte contre le paludisme.

Joël Arthur Tiendrebéogo, Secrétaire général du ministère de la Santé

Pour le Directeur général de l’Institut National de Santé Publique, Dr Seydou Barro, l’atelier marque une étape clé dans le partage des connaissances produites par le projet MalVac. Il s’agit d’une étude à méthodes mixtes consacrée à l’intégration du vaccin antipaludique et d’autres interventions sanitaires. La recherche a été menée dans quatre districts sanitaires, dont deux districts d’intervention, Dano et Manga, et deux districts témoins, Diébougou et Sabou, afin d’analyser concrètement les dynamiques d’adoption dans des contextes variés.

Dr Ali SIE, Directeur du CRSN et Investigateur principal du projet (en blanc)

La mise en œuvre de ce travail de recherche s’est appuyée sur un partenariat étroit entre institutions nationales et partenaires techniques. Le projet MalVac est ainsi le fruit d’une collaboration entre l’Institut National de Santé Publique, à travers le Centre de Recherche en Santé de Nouna, et l’ONG PAP, avec l’appui financier de Gavi. Une collaboration saluée par les autorités sanitaires, qui y voient un appui déterminant pour renforcer les politiques de vaccination fondées sur des données probantes.

Introduit dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le vaccin antipaludique vient compléter les stratégies déjà en place, notamment la prévention, le diagnostic et la prise en charge des cas. Son impact dépend toutefois de son intégration effective au système de santé et de l’adhésion des communautés, des enjeux au cœur des travaux portés par le projet MalVac.

Sandrine Bonkoungou

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