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Poils ou pas poils ? Quand le bas-ventre fait débat

Les poils pubiens, ces petites touffes qui font débat plus vite qu’un match de foot. Certaines femmes aiment garder la forêt dense façon jungle, d’autres préfèrent la savane dégagée, et certaines rasent tout comme si elles préparaient la piste d’atterrissage d’un aéroport. Derrière ce choix esthétique, il y a plus qu’une question de style, la santé. Coupures, poils incarnés, démangeaisons, microbes, un mauvais geste peut transformer le rituel beauté en vraie petite aventure médicale.

Le grand ménage du bas-ventre, c’est tout un rituel. Avant même d’entrer aux toilettes, certaines glissent leur rasoir dans un petit étui comme un bijou précieux. D’autres le cachent dans un mouchoir, prêtes à dégainer comme si elles sortaient une arme secrète. Et puis, il y a les téméraires qui se baladent avec la lame nue, posée dans la paume, façon ninja en mission.

Une fois la porte fermée, place au spectacle. Jambe sur le rebord, corps plié en deux, bras tendu, ça devient une séance d’acrobaties digne d’un cirque. Les poils rebelles sont traqués un à un : on tire la peau, on scrute sous tous les angles, on fait la grimace de concentration. Et quand un poil résiste, on change de position, on se contorsionne, bref… un vrai ballet sous haute tension. À la fin, inspection générale, on recule un peu, on penche la tête, et on vérifie si un rescapé n’a pas échappé au carnage.

Pour celles qui préfèrent garder la forêt, pas de rasoir ni de positions acrobatiques , elles passent simplement un petit coup de peigne ou vérifient que tout est propre et bien en place, à leur rythme.

Maintenant, parlons un peu des motivations derrière tout ça. Certaines femmes se rasent ou gardent des poils simplement parce qu’elles aiment ça, parce que ça leur fait plaisir et qu’elles se sentent bien ainsi. D’autres le font aussi pour plaire aux hommes, pour titiller, séduire ou décrocher un petit « oh » admiratif.

Et là, messieurs, chacun a ses goûts. Ceux qui adorent le « gazon », les poils bien fournis, ont les yeux qui brillent comme des enfants devant un paquet de bonbons et un petit sourire qui trahit leur bonheur. Ceux qui préfèrent le lisse, la savane dégagée, froncent les sourcils dès qu’ils tombent sur une petite jungle. Ils regardent, hésitent, et parfois murmurent : « Euh… tu ne pourrais pas enlever un peu ? » Comme si c’était eux qui allaient gérer les démangeaisons après !

Parce que oui, derrière les goûts et les couleurs, il y a la vérité médicale. Chaque coup de rasoir crée de minuscules coupures invisibles, des portes d’entrée pour les microbes. « Les femmes qui se rasent se font de petites blessures invisibles. Elles peuvent facilement provoquer des infections », rappelle le Pr Der Adolphe Somé, gynécologue obstétricien. En clair, la peau peut sembler douce, mais les microbes adorent ça.

Et la repousse, ah, la repousse. Les poils vexés d’avoir été décapités reviennent encore plus motivés, parfois sous forme de petits boutons rouges.

Mais attention, prévient Pr Somé, les poils ne sont pas juste là pour embêter. Ce sont de petits protecteurs naturels. Ils protègent la peau des microbes, des frottements et un peu de la chaleur, bref, ils bossent pour vous. Messieurs, vos goûts ne changent rien aux risques. Que vous aimiez beaucoup de poils ou presque pas, coupures, boutons et microbes sont toujours là. Vos yeux peuvent admirer la forêt ou la savane, mais c’est la peau et les poils qui prennent tout le travail.

Alors, mesdames, si vous tenez à tailler, Pr Somé vous conseille de privilégier les ciseaux et de laisser un peu de protection en place. Et messieurs, que vous soyez team gazon ou team coco taillé, rappelez-vous d’une chose, vos yeux peuvent préférer ce qu’ils veulent, mais ce n’est pas vous qui grattez le lendemain.

Madina Belemviré

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