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Kiki gari : petit à l’œil, dangereux à l’essai

Dans beaucoup de causeries, chez certaines femmes, la taille du kiki devient vite un critère de tri. On en parle en riant, parfois sans gêne, comme si tout se jouait au premier regard. Petit au repos ? On élimine. On se moque. Pourtant, ce que beaucoup oublient, c’est que certains kiki, comme le gari, paraissent petits quand tout est calme et surprennent complètement quand ils prennent l’eau.

Dr Boukary Kabré, urologue andrologue

« Ma sœur, laisse-moi te dire… » commence l’une, en baissant un peu la voix, comme si elle allait lâcher un secret. « Le gars était propre, bien habillé, bon parfum, il parlait bien même. Franchement, tout allait bien. Mais quand il a retiré ses habits, j’ai vu kikinette. Mon cœur a fait un bond. J’ai inventé un appel urgent, j’ai dit que ma tante ne se sentait pas bien, et j’ai tracé. » Autour, ça éclate de rire. On se tape la cuisse. On valide l’histoire. On en rajoute même. Parce que dans ces causeries, le verdict tombe vite, avant même d’entendre la suite. Petit au repos, dossier classé. On ne pose pas de questions. On tranche.

Sauf que voilà, le corps ne se résume pas à ce qu’on voit quand tout est au repos. À ce moment-là, le kiki est mou, sans volume, il pend, il paraît petit et sans intérêt. Beaucoup s’arrêtent là et décident que ça ne fera pas l’affaire. Mais quand l’excitation arrive, le sang entre, le kiki se gonfle, il durcit, il s’allonge, il prend de la place. Ce qui semblait petit change complètement. Vous voyez le gari quand on le mouille ? À sec, ça paraît peu. Dès qu’on met de l’eau, ça gonfle. Eh bien, c’est exactement comme ça. C’est pour cette raison qu’on parle de kiki gari.

Et ce que les causeries découvrent parfois à leurs dépens, la science l’a déjà expliqué. Les études en sexologie montrent que tous les pénis ne se comportent pas de la même façon entre le repos et l’érection. Certains paraissent petits quand ils sont au repos mais augmentent fortement quand l’excitation arrive. D’autres sont déjà volumineux et changent peu. Ces différences sont normales et dépendent du fonctionnement du corps, pas d’une prétendue “vraie taille”. Autrement dit, un kiki jugé trop vite peut très bien devenir parfaitement correct, voire surprenant, une fois réveillé. Autrement dit, la science confirme exactement ce que le gari nous apprend depuis longtemps.

C’est exactement ce que rappelle Dr Boukary Kabre. La taille du pénis au repos n’est pas un indicateur fiable de sa taille en érection. Chez certains hommes, le kiki paraît petit quand il est au repos, mais augmente fortement de volume et de longueur quand l’excitation arrive. Chez d’autres, il est déjà volumineux au repos et change peu. Les deux situations sont normales. L’apparence au repos est donc souvent trompeuse et ne permet ni de prévoir la taille en érection ni de juger ce que le corps peut faire.

Revenons aux causeries. « Moi, je ne prends plus ce risque », insiste une autre. « J’ai besoin de voir et de toucher avant. » Voir quoi exactement ? Toucher quoi ? Un pénis encore au repos, mou, sans volume, avant même qu’il n’ait réagi ? Et pourtant, sur cette image-là, on décide déjà. On élimine. On se moque. On oublie qu’une fois l’excitation arrivée, ce même pénis peut se durcir, se gonfler et faire exactement ce qu’on attend de lui. Comme on dit chez nous, méfie-toi de l’eau qui dort. Ce kiki qu’on voulait quitter en vitesse peut finalement te faire détaler… non pas par déception, mais parce qu’il t’a surprise là où tu ne l’attendais pas.

Alors, la prochaine fois qu’une amie dira : « J’ai fui, c’était kikinette », peut-être qu’une autre répondra en souriant : « Attention, ma sœur… le gari aussi paraît petit quand il est sec. »

Madina Belemviré

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