Prévention des maladies à potentiel épidémique: le ministère de la Santé sollicite l’accompagnement des femmes et hommes de médias
Le ministère de la Santé à travers la direction générale de la santé publique, la direction de la protection de la santé de la population et le service de surveillance épidémiologique tient du 5 au 6 octobre 2026, à Ouagadougou, un atelier de renforcement de la communication sur les risques et engagement communautaire (CREC) pour la prévention des maladies à potentiel épidémique. Cette session a mobilisé des acteurs de santé et des femmes et hommes de médias.

Le Burkina Faso a enregistré en 2023 plus de 154 867 cas de dengue avec malheureusement 709 décès. En 2024 le nombre de cas est passé à 83 371 cas de dengue avec 102 décès. Les cas de dengue les plus répandus étaient en lien avec les formes de dengue DENV-1 et DENV-3.
En 2025 ce sont plus de 54 000 cas de dengue suspectés dont plus de 17 000 cas probables. Malheureusement 32 décès ont été enregistrés en 2025 des suites de la dengue.
En 2026, de la semaine 1 à la semaine 40 c’est autour de 25 780 cas suspects de dengue enregistrés. A la suite de TDR pratiqués 7 226 de ces cas ont été déclarés positifs à la dengue. Malheureusement, 17 décès ont été enregistrés à ce jour.
A noter que plus de 80% des cas de 2023 ont été notifiés dans les régions du Centre (actuelle région du Kadiogo), notamment à Ouagadougou et des Hauts-Bassins (actuelle région des Guiriko), notamment à Bobo-Dioulasso.
Sont les plus touchées les personnes de la tranche de 20 à 40 ans.
Le développement des moustiques est favorisé par la forte densité de la population et des habitations
L’exposition des récipients non couverts dans les concessions
L’abandon des pneus, boîtes, bouteilles qui retiennent l’eau.
La saison des pluies puisque les cas augmentent d’août à novembre.
Pour le chef de service de la surveillance épidémiologique à la Direction de la protection de la santé de la population, Dr Kafando Lassané, cette rencontre avec les acteurs des médias vise à accentuer la communication préventive afin de donner la bonne information aux populations quant à l’adoption de comportements favorables à la santé et à la réduction des risques de propagation des maladies.
Pour Dr Kafando Lassané pour éviter les montées de cas de dengue et surtout les formes graves de la dengue, cette maladie tropicale négligée, les populations sont appelées à assainir leur cadre de vie en identifiant et en détruisant les gîtes larvaires,

Utiliser les répulsifs pour empêcher les piqûres de moustiques,
Éviter l’automédication, etc.
Face à ces différents signes il faut se rendre dans un centre de santé pour obtenir l’avis d’un professionnel de santé.
Il s’agit de la forte fièvre soudaine (souvent supérieure à 39-40°C) ; les maux de tête violents, souvent situés derrière les yeux (douleurs rétro-orbitaires) ; les douleurs musculaires et articulaires intenses (courbatures) ; la fatigue prononcée ; les nausées, vomissements ou perte d’appétit ; les éruptions cutanées (petites taches rouges) qui apparaissent quelques jours après le début de la fièvre.
Signes d’alerte d’une forme sévère (dengue grave)
Douleurs abdominales intenses et continues ;
Vomissements persistants ou présence de sang dans les vomissements ou les selles ;
Saignements anormaux (nez, gencives) ;
Fatigue extrême, agitation ou faiblesse soudaine ;
Peau pâle, froide ou sensation de soif intense.
En cas de suspicion de dengue, évitez l’aspirine et l’ibuprofène (anti-inflammatoires)

