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Plaidoyer stratégique en santé : à Ouagadougou, les associations professionnelles renforcent leur capacité d’influence

 À Ouagadougou, ce 18 février 2026, les discussions n’ont pas porté sur des prescriptions médicales, mais sur la manière de faire évoluer les décisions publiques. À l’ouverture d’un atelier de formation en plaidoyer stratégique organisé par Enda Santé, des responsables d’associations professionnelles de santé ont pris place autour de la table avec une autre priorité en tête, apprendre à mieux défendre leurs positions auprès des autorités.

Cette session s’inscrit dans le projet « Associations de professionnels de la santé au Burkina Faso, en République démocratique du Congo et au Sénégal », mis en œuvre par Enda Santé avec l’appui financier de la Fondation Gates. Le programme accompagne les associations dans la structuration de leurs actions de plaidoyer afin de contribuer à des évolutions concrètes dans l’offre de services et les politiques sanitaires.

Au Burkina Faso, deux organisations participent à cette formation. L’Association nationale des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, (ANII-BF) engagée depuis le lancement du projet, poursuit le renforcement de ses démarches. La Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina Faso (SOGOB) rejoint l’initiative à mi-parcours, avec la volonté d’ancrer davantage le plaidoyer stratégique dans ses interventions sur les enjeux de santé maternelle et reproductive.

Représentants de l’Association nationale des infirmiers et infirmières du Burkina Faso lors de l’ouverture de l’atelier de formation en plaidoyer stratégique
Représentants de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina Faso participant à la session de formation en plaidoyer stratégique

La formation prévoit un rappel des fondements du plaidoyer stratégique, notamment les approches adaptées pour mobiliser et engager les décideurs au plus haut niveau. Les participants travailleront également à partir de leurs propres expériences afin d’identifier les acquis, les limites observées et les ajustements nécessaires dans la mise en œuvre de leurs plans d’action.

À l’ouverture, le point focal du projet APS, Dr Benoît Kafando, a insisté sur la portée concrète de cette initiative. Selon lui, cet espace constitue une opportunité pour les associations de transformer leurs constats de terrain en démarches structurées d’influence. Il a souligné que le plaidoyer ne se résume pas à une prise de position, mais suppose une stratégie claire, des arguments solides et une capacité à dialoguer avec les autorités de manière méthodique.

Dr Benoît Kafando, point focal du projet APS

Durant les deux jours annoncés, les échanges porteront sur l’analyse des expériences menées par la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina Faso et l’Association nationale des infirmiers et infirmières du Burkina Faso, l’identification des défis rencontrés et l’ajustement des activités prévues dans leurs plans d’action. L’objectif est de renforcer la cohérence des démarches engagées et d’améliorer leur capacité à mobiliser les acteurs clés du système de santé.

À travers cette formation en plaidoyer stratégique, Enda Santé accompagne les associations professionnelles vers une intervention plus structurée dans les débats et processus décisionnels liés à la santé. L’ouverture de cet atelier marque ainsi une nouvelle phase de travail axée sur l’apprentissage, la consolidation des pratiques et l’optimisation des stratégies d’influence.

Latif Ouédraogo

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