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Burkina Faso : les journalistes outillés pour mieux couvrir la lutte contre les décès maternels et périnatals

Ziniaré accueile du 8 au 10  décembre 2025, une rencontre qui place les journalistes au premier rang d’un combat vital, celui de l’élimination des décès maternels et périnatals évitables. L’enjeu est immense. Ce qui devrait être un moment d’espoir, la grossesse, la naissance, l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, continuent parfois de basculer dans la tragédie pour de nombreuses femmes et leurs bébés au Burkina Faso.

Depuis 2012, le pays s’est engagé dans la Surveillance des décès maternels et néonatals, un dispositif qui, en 2022, a évolué pour intégrer les mortinaissances conformément aux recommandations de l’OMS. Devenue SDMPR, la surveillance couvre désormais les décès maternels et périnatals, qu’ils surviennent en établissement de santé ou au sein des communautés. L’objectif est de comprendre, corriger, prévenir.

Une étape majeure a été franchie en juin 2024. Désormais, chaque décès maternel ou périnatal est considéré comme un incident nécessitant une analyse immédiate et collective. Une façon d’obliger l’ensemble du système à réagir, à chercher ce qui n’a pas fonctionné et à mettre en place une réponse adaptée. Un gestionnaire d’incident a même été nommé pour piloter ce travail, appuyé par le nouveau Système de gestion de l’incident pour l’élimination des décès maternels et périnatals (SGI_eDMP).

C’est dans ce contexte qu’intervient l’orientation des journalistes, pensée comme une étape stratégique. Les autorités sanitaires veulent renforcer l’usage des médias dans la sensibilisation, l’information et surtout la prévention. Au programme de cet atelier selon l’incident manager, le Pr Adama Ouattara, présentation de la nouvelle vision du ministère de la Santé, analyse de l’impact des messages déjà diffusés, évaluation des stratégies mises en œuvre et mise à niveau sur les réalités du terrain. L’enjeu est clair, mieux comprendre pour mieux informer.

Pr Adama Ouattara, incident manager

Les participants sont également invités à identifier ce qui manque encore dans la communication autour de la santé maternelle et périnatale, afin de renforcer les messages, d’éclairer les familles et de favoriser des comportements protecteurs. Le ministère en appelle d’ailleurs à une mobilisation accrue des professionnels des médias, considérés comme des alliés essentiels pour sauver des vies.

Cette dynamique bénéficie du soutien constant de partenaires techniques et financiers tels que l’OMS, l’UNFPA et l’UNICEF, engagés depuis des années dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.

Madina Belemviré 

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