⚠️ Pour une expérience optimale et sécurisée, veuillez activer JavaScript.

Climat, nutrition, santé des adolescents : ce que révèlent les recherches de l’INSP

Ouagadougou accueille, les 20 et 21 janvier 2026, un atelier de dissémination des résultats de trois projets de recherche majeurs portés par l’Institut National de Santé Publique (INSP) à travers le Centre de Recherche en Santé de Nouna (CRS-N). Ces travaux portent sur le changement climatique, la nutrition durable et la santé des adolescents, des thématiques au cœur des enjeux sanitaires actuels en Afrique subsaharienne.

Le présidium lors de l’ouverture officielle de l’atelier de dissémination des résultats de recherche de l’INSP

Depuis plusieurs décennies, la santé publique en Afrique subsaharienne, et particulièrement au Burkina Faso, est confrontée à des défis complexes. Aux séquelles de la COVID-19 s’ajoutent l’augmentation des maladies métaboliques liée aux changements de modes de vie, ainsi que la recrudescence de maladies infectieuses telles que la dengue. Le changement climatique accentue ces vulnérabilités en fragilisant l’agriculture, en aggravant la malnutrition infantile et en affectant la productivité à travers le stress thermique. C’est dans ce contexte que ces travaux de recherche ont été initiés.

Chercheurs, décideurs et partenaires techniques réunis lors de l’atelier de dissémination des résultats de recherche de l’INSP

Selon le Dr Ali Sié, médecin épidémiologiste et Directeur technique du CRSN, les recherches présentées s’articulent autour de trois axes majeurs que sont le changement climatique et la santé en Afrique subsaharienne, la nutrition durable et le projet « Changemaker », consacré à la nutrition des adolescents.

« Le changement climatique influence fortement certaines pathologies comme le paludisme, mais aussi l’état nutritionnel des populations à travers les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur », a-t-il expliqué.

Dr Ali Sié, médecin épidémiologiste et Directeur technique du CRSN

Il a ajouté que ces études ont permis de développer des outils d’adaptation et de produire des données essentielles pour anticiper les crises sanitaires à venir.

Pour la Pr Ina Danquah, coordonnatrice à l’Institut de santé mondiale de Heidelberg, les résultats obtenus sont encourageants. « Les interventions menées, notamment l’utilisation optimisée des moustiquaires imprégnées, ont montré un impact positif réel sur la réduction des cas de paludisme », a-t-elle indiqué.

Pr Ina Danquah, coordonnatrice à l’Institut de santé mondiale de Heidelberg

Représentant le ministère de la Santé, le chargé d’études, Diolompo Sangoun a salué l’initiative. Il a rappelé que l’INSP constitue un levier stratégique pour la production de données fiables, indispensables à la prise de décision et à la construction d’un système de santé performant. « Ces projets, financés respectivement par la Fondation allemande pour la recherche, la Fondation Robert Bosch et l’Union européenne, abordent des enjeux majeurs tels que la sécurité nutritionnelle, les maladies infectieuses et la transition vers les maladies non transmissibles », a-t-il souligné, tout en remerciant les partenaires internationaux pour leur appui technique et financier.

Diolompo Sangoun, chargé d’études représentant le ministère de la Santé

Ces travaux s’inscrivent dans une dynamique de collaboration scientifique à l’échelle internationale.

Photo de famille réunissant autorités, chercheurs et partenaires à l’issue de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de dissémination des résultats de recherche de l’INSP

L’organisation de cet atelier est ainsi le fruit d’une coopération entre le CRSN/INSP et plusieurs institutions de recherche de renommée mondiale, notamment les universités de Heidelberg, Bonn et Humboldt de Berlin, le Swiss Tropical and Public Health Institute, l’Institut de recherche de Potsdam, le Karlsruhe Institute of Technology, la Charité de Berlin et l’Institut de recherche médicale du Kenya.

Latif Ouédraogo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux + dix-neuf =