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Le doigté au lit : arrêtez de gratter comme si vous cherchiez du charbon

Dans beaucoup de chambres, il y a un moment où les mains de certains hommes prennent des initiatives. Sans demander de visa ni permission officielle, elles partent à l’aventure entre les cuisses, sûres de leur savoir-faire. Ces hommes se croient soudain experts, prêts à impressionner, alors qu’ils n’ont jamais suivi un seul cours d’anatomie. Pendant que le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien, a un BAC+15 sans jamais redoubler, sans session de septembre pour comprendre ce terrain délicat, vous, armés de votre simple expérience sentimentale, vous vous lancez comme si vous connaissiez chaque recoin.

La scène est connue. Monsieur et madame s’embrassent, ça chauffe doucement, puis l’homme, sûr de lui comme un chauffeur de taxi qui connaît toutes les ruelles de Ouaga, glisse la main. Premier doigt qui avance en éclaireur, histoire de tester la route. Il explore à gauche, à droite, monte, descend, comme s’il cherchait un raccourci secret vers le plaisir. Quand il sent que madame ne proteste pas, il envoie parfois un deuxième doigt, parfois même plus, persuadé d’avoir trouvé la bonne formule.

Et il faut le dire, mesdames, certaines d’entre vous adorent tellement qu’elles se cambrent, se tordent, se balancent comme une chenille après la pluie. On entend presque les draps applaudir.

Sauf que derrière ce moment qui peut être délicieux, il y a quelques détails que les vrais spécialistes connaissent. Le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien, explique que ce geste n’est pas interdit, qu’il fait partie des jeux amoureux, mais qu’il demande un minimum de préparation.

Les mains doivent être propres, lavées sérieusement, pas juste passées vite fait sous l’eau. Les ongles doivent être courts et doux, parce qu’un seul coup de griffe peut transformer une caresse en blessure. Et une petite blessure suffit pour que des microbes s’invitent et que madame finisse chez le vrai gynécologue.

Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue obstétricien

Le problème, c’est que beaucoup d’hommes pensent que le doigté, c’est comme bricoler un vieux poste radio. Ils tournent, ils appuient, ils tripotent sans mode d’emploi. Ils oublient que la zone est sensible, fragile et qu’elle mérite respect et douceur. Et les femmes, parfois, au lieu de signaler que ça fait mal, elles se taisent, elles se tortillent quand même pour ne pas casser l’ambiance.

Mais mesdames, plus vous gardez le silence, plus monsieur se sent fort. Il se dit qu’il est en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire du plaisir féminin. Dans sa tête, il a déjà son diplôme d’expert, il est premier au concours du doigté, prêt à recevoir les félicitations du public. Et comme il pense que ça marche, il s’encourage tout seul. Il accélère, il appuie, il fouille, il explore comme un chercheur d’or dans une vieille mine. Pendant que vous serrez les dents en mode « vivement que ça finisse », lui se dit : « Ah, elle aime ça, je vais lui donner sa meilleure soirée. » Plus vous êtes silencieuses, plus il est galvanisé. Il croit qu’il est déjà diplômé que le Pr Charlemagne Ouédraogo, lui, a un BAC+15 sans jamais redoubler, sans session de septembre pour connaître le corps féminin et savoir comment l’examiner sans faire de dégâts. Vous, après deux ou trois soirées d’entraînement maison, vous voilà persuadés d’être devenus professeurs de gynécologie. Vous avancez vos doigts avec la fierté d’un chirurgien qui s’apprête à opérer, alors qu’en vrai vous êtes en train de gratter là où ça ne devrait pas.

Le doigté peut vraiment agrémenter les rapports, mais il doit être préparé. Messieurs, lavez vos mains comme si vous alliez manger du tôt chez la belle-famille. Coupez vos ongles avant qu’ils ne se prennent pour des machettes. Approchez avec respect et douceur, pas comme une peureuse qui veut tuer une salamandre. Parce qu’un doigt bien préparé peut faire danser les reins. Un doigt négligent, lui, peut envoyer tout droit chez le médecin. Et franchement, personne n’a envie de terminer sa nuit romantique à expliquer à un gynécologue ce qui s’est passé.

Madina Belemviré

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