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Quand la science parle du désir d’enfant : le regard affûté de Deborah Palogo Pegdwende sur l’infertilité masculine

Le désir d’avoir un enfant est au cœur de nombreux foyers, mais les difficultés à concevoir restent souvent mal comprises. À travers son mémoire de fin de formation, soutenu avec une moyenne de 17,33 et la mention Très bien, Deborah Palogo Pegdwende apporte un éclairage clair sur l’infertilité masculine, à partir d’une étude sur la qualité du sperme analysée selon des critères standards, montrant comment des examens de laboratoire précis aident à mieux comprendre les obstacles rencontrés par certains couples.

Dans son mémoire de fin de formation, Palogo Pegdwende Déborah s’est intéressée à l’infertilité masculine, un sujet encore peu discuté mais pourtant très présent dans la réalité des couples. Son travail, mené au Laboratoire du Progrès à Ouagadougou, a porté sur 68 hommes venus consulter pour des difficultés à concevoir un enfant. Pour évaluer la fertilité masculine, l’étude s’est appuyée sur un examen du sperme, un test de laboratoire qui permet de vérifier si le sperme contient assez de spermatozoïdes, s’ils bougent correctement et s’ils ont une forme normale.

Les résultats sont parlants. De nombreux hommes présentaient des anomalies, avec des spermatozoïdes trop peu nombreux, peu mobiles, mal formés ou parfois absents. En s’appuyant sur des critères standards inspirés de ceux de l’Organisation mondiale de la Santé (2021), ce travail montre que l’homme est concerné dans près d’un couple infertile sur deux. Il met aussi en évidence l’importance du laboratoire d’analyses biomédicales dans le parcours des couples qui souhaitent avoir un enfant, en permettant d’identifier tôt les difficultés et d’orienter une prise en charge adaptée.

Présenté devant un jury présidé par  Bayala Bagora, avec pour rapporteur le Thiemtore Rahimatou Yasmine Weedkouni, sous la direction du Thiombiano A.M. Emmanuel et l’encadrement de Monsieur Ouattara G.B. Evariste, le mémoire a été sanctionné par une moyenne de 17,33, avec la mention Très bien. Un travail qui contribue à lever les tabous et à rappeler que la fertilité est une affaire de couple, pas de genre.

Madina Belemviré

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