⚠️ Pour une expérience optimale et sécurisée, veuillez activer JavaScript.

Burkina Faso : la pathologie au cœur du combat contre le cancer

Réunis à Ouagadougou pour le 4ᵉ Congrès de la Société Burkinabè de Pathologie (SOBUPATH), cliniciens, chercheurs et experts nationaux et étrangers explorent les avancées scientifiques sur les biomarqueurs et les pathologies de la reproduction, avec l’ambition de renforcer le diagnostic et la prise en charge du cancer dans le pays. 

Le congrès de la Société burkinabè de pathologie met en avant les biomarqueurs en pathologie tumorale et la pathologie de la reproduction, deux champs considérés comme stratégiques pour améliorer la précision du diagnostic et orienter les traitements. Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Kargougou, qui a ouvert les travaux, estime que ces thématiques répondent aux besoins du système de santé et assure que l’État accompagnera les recommandations qui en découleront. Il indique que le Burkina Faso compte aujourd’hui une trentaine de pathologistes et six laboratoires publics, contre un seul spécialiste au début des années 1980, une progression attribuée aux efforts des pionniers, des institutions de formation et des autorités sanitaires.

Dans la continuité des efforts évoqués par le ministre, la présidente de la Société burkinabè de pathologie, le Pr Assita Sanou Lamien, rappelle que le pathologiste occupe une place centrale dans la prise en charge du cancer, en examinant les tissus à l’œil nu et au microscope, en interprétant les prélèvements et en sollicitant des examens complémentaires lorsque nécessaire. Elle souligne que le recours aux biomarqueurs représente désormais une étape importante pour orienter le diagnostic, affiner les décisions thérapeutiques et réduire les retards de prise en charge. Selon elle, la profession reste peu connue du grand public alors qu’elle requiert une formation de plusieurs années et intervient de manière transversale auprès des chirurgiens, gynécologues et autres spécialistes.

Pr Assita Sanou Lamien, présidente de la Société burkinabè de pathologie

Cette approche pluridisciplinaire se retrouve également dans le programme scientifique proposé par le comité, dirigé par le Pr Aimé Sosthène Ouédraogo, qui comprend des conférences, une table ronde sur les cancers les plus fréquents et près de deux cents communications orales et affichées.

Pr Aimé Sosthène Ouédraogo, président du comité scientifique

Des délégations du Niger, de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et du Congo Brazzaville participent aux échanges à Ouagadougou, tandis que des équipes du Mali, du Sénégal et du Cameroun suivent les travaux en ligne.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-neuf + 6 =