Diabète : « Le Burkina fait face à la problématique du coût élevé du traitement et de la conservation des médicaments et des intrants (Dr Josiane Bouda)

A l’occasion de la journée mondiale du diabète (JMD) célébrée tous les 14 novembre, l’ONG Santé Diabète a organisé une session d’information et de formation à l’endroit des journalistes le 14 novembre 2022. Il a été question de dresser l’état des lieux de la maladie du diabète au Burkina et dans le monde et d’inculquer aux journalistes les bonnes pratiques en termes de prévention et de lutte contre ce mal. L’idée est aussi de faire des hommes de presse, des acteurs majeurs dans la lutte contre le diabète et des relais auprès de la population afin de mieux les informer.

Célébrée chaque 14 novembre, la journée mondiale de lutte contre le diabète est organisée par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette célébration vise à permettre aux différentes associations des différents pays de mener les actions de plaidoyer, de mobilisation sociale, de sensibilisation et de dépistage pour stopper l’avancée du Diabète ainsi que ses complications.

Cette année, la journée internationale de lutte contre le diabète est célébrée autour de l’accès aux soins. Selon Dr Josiane Bouda, cheffe de projets prévention et d’appui à la société civile de l’ONG Santé Diabète : « Plus de 30 millions de personnes qui n’ont pas accès à leur traitement à travers l’Afrique ».

Toujours selon elle, le Burkina Faso connait la même difficulté, du non seulement à la situation sécuritaire délétère mais aussi à la problématique du coût élevé du traitement du diabète et à la problématique de la conservation des médicaments et des intrants.

C’est pourquoi l’ONG Santé diabète lutte non seulement pour l’accès des diabétiques aux soins, mais aussi et surtout pour sensibiliser le public. Même si le diabète est chronique, il n’en demeure pas moins qu’il peut être prévenu.

Selon Dr Marie-Emmanuelle Zouré, le diabète fait partie de la liste des maladies non-transmissibles et est fortement lié à nos habitudes de vie et au vieillissement de la population. Il fait partie des maladies dites du sujet âgé, mais a aussi des impacts sur les sujets jeunes. « Au Burkina, nous avons une population jeune mais nous avons malheusement des taux élevés de maladies non transmissibles. Il est donc impératif de prendre des mesures de prevention contre la maladie et envisager des actions de dépistage. », a-t-elle souhaité.

Pour ce qui est des mesures de prévention, il sied d’adopter une bonne hygiène de vie, en évitant les plats trop sucrés, trop salés ou trop gras. Il faut éviter aussi le tabac, l’alcool et pratiquer environ 45 minutes d’exercices deux à trois fois par semaine.

Le dépistage constitue la dernière action de lutte contre le diabète. Cela permet aux sujets de maîtriser le taux de sucre dans leur sang ainsi que leur tension artérielle. À cet effet, un dépistage gratuit sera organisé le vendredi 18 novembre 2022 au sein de l’Université Joseph Ki-Zerbo. La présence de tous est vivement encouragée.

Rachid Sow 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

treize + seize =