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Frapper “ahoco” : quand la main veut remplacer madame

Les gars, on ne va pas se mentir, frapper ahoco, ça commence souvent comme un petit plaisir sans danger. Le soldat, fier et droit dans le caleçon, se met au garde-à-vous au moindre frisson. Tu es célibataire endurci, célibataire géographique, loin de ta moitié ou en manque d’affection, et hop, la main prend le relais. Parfois à sec, parfois avec un bon savon pas pour se laver, hein, juste pour que ça glisse mieux et éviter que ça chauffe comme braise de charbon. Mais attention, quand la main veut trop souvent remplacer madame, ça peut vite devenir un vrai souci.

Selon une étude allemande menée sur plus de 12 000 hommes, pratiquer l’ahoco avec modération garde la machine chaude et entretient le désir sexuel. Une étude chinoise de 2014 ajoute que ça aide à réduire le stress et à mieux dormir. Mieux encore, la masturbation est même utilisée en médecine comme méthode d’entraînement dans des thérapies contre certaines dysfonctions sexuelles, notamment l’éjaculation précoce. (Sources : The Journal of Urology et Archives of Sexual Behavior.)

Bref, dans certains contextes  genre quand ta moitié est en mission secrète à l’autre bout du monde, ou que ton doc t’a prescrit ça comme “gymnastique intime” taper ahoco “de temps en temps” peut bien sauver la mise. Mais attention, ce n’est pas une invitation à transformer ta main en employé à plein temps

Mais doucement, sans que tu t’en rendes compte, le dépannage devient une habitude. Et là, tu passes du CEPE au doctorat en ahoco. Tu deviens ancêtre de frappeur, président fondateur du club des champions du solo.

Le problème ? Trop frapper ahoco, c’est comme boire trop de bissap. Au début ça rafraîchit, après ça te donne mal au ventre.

Le Dr Boukari Kabré, urologue andrologue, l’explique bien. Votre cerveau, premier organe sexuel, s’habitue aux sensations extrêmes de votre main experte. Et quand tu es avec une vraie partenaire, le drapeau refuse de se lever avec une stimulation “normale”. Il veut la version “haut débit” de l’ahoco et comme ta partenaire n’est pas équipée d’un moteur électrique, c’est la panne sèche.

À force, tu deviens ton propre concurrent. Plus vous tapez ahoco, moins vous avez d’envie réelle avec les autres. Bonjour l’isolement, adieu le feu du regard. Certains finissent par préférer Netflix plus main droite plutôt que sortie plus main dans la main. Même tes potes vous trouvent bizarre, mais, tu te dis : “J’économise mon énergie.” Mensonge, tu es juste devenu fournisseur officiel de toi-même.

En plus, une masturbation trop fréquente ou trop agressive peut provoquer irritations, douleurs, voire blessures temporaires. Psychologiquement, culpabilité et honte peuvent s’inviter, surtout quand ta culture ou ta religion rajoute du poids sur ta conscience. (Sources : revue Addictive Behaviors et études psychologiques.)

Pire, une étude japonaise récente a montré que certaines habitudes masturbatoires, comme la position couchée sur le ventre ou la pression excessive, peuvent augmenter le risque de dysfonction érectile. Ces pratiques “extrêmes” peuvent désensibiliser le pénis, le rendant moins réactif en situation réelle.

Alors, ne laisse pas ta main devenir ton employeur principal. Le pénis n’est pas un employé à exploiter, c’est un partenaire à préserver.

Souviens-toi, l’ahoco, c’est comme le piment. Un peu, ça réveille les sens. Trop, ça brûle… et pas seulement la langue.

Madina Belemviré

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