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Hépatite : quand les rumeurs font plus de mal que le virus

« Maladie incurable », « pire que le SIDA », « transmise par la salive »… Les rumeurs sur l’hépatite B se répètent dans les conversations et sur les réseaux sociaux. Le Dr Damien Ouattara, gastro-entérologue, démonte ces idées reçues qui font plus de mal que le virus.

Dr Damien Ouattara, gastro-entérologue

On l’entend partout : « Si tu as l’hépatite, c’est foutu, il n’y a rien à faire ». D’autres assurent qu’on peut attraper la maladie simplement en partageant un verre ou en s’embrassant. Certains pensent même que se faire vacciner revient à introduire le virus dans son corps. Sur Facebook et Google, circulent aussi des messages alarmistes qui comparent l’hépatite au SIDA et la décrivent comme une maladie pire encore. Ces discours, répète le Dr Ouattara, n’ont rien de scientifique. Ce sont des “messages de cabaret”, accessibles partout, mais qui trompent les populations.

La vérité est tout autre. L’hépatite B est une maladie grave, mais elle n’est pas une condamnation à mort. Le vaccin ne donne pas la maladie, il protège. Le dépistage ne sert pas à effrayer, il permet au contraire d’évaluer l’état du foie et d’agir à temps. Quand la maladie est détectée tôt, des traitements existent et évitent les complications comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Pour le spécialiste, refuser de connaître son statut est la plus grande erreur. « C’est la politique de l’autruche. Fermer les yeux ne protège pas, cela laisse simplement la maladie avancer en silence », affirme-t-il.

Au Burkina Faso, près d’une personne sur dix est porteuse de l’hépatite B. Pourtant, une solution existe et elle est accessible. Il s’agit de la vaccination. Elle est efficace, disponible et gratuite pour les enfants dans le cadre du Programme élargi de vaccination. Pour les adultes, elle reste abordable dans toutes les régions du pays.

Alors que la rumeur effraie et stigmatise, la science offre des armes concrètes. Se protéger contre l’hépatite B ne demande pas des miracles. Il suffit de se renseigner auprès des professionnels de santé, de se faire dépister et de se vacciner. Trois étapes simples, loin du bruit des fausses nouvelles, mais proches de la vérité qui sauve.

Madina Belemviré

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