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Le gémissement féminin : plaisir pour elle, fierté pour lui, concert pour les voisins

« Oh oui ! Encore ! Là ! » Quand ces mots-là traversent les murs, tout le monde est au courant qu’il se passe quelque chose sous la couette. Madame vit son moment, Monsieur savoure sa victoire et le voisin, lui, n’a rien demandé, mais il suit l’histoire malgré lui. « Un gémissement, ça motive l’homme à donner le meilleur de lui-même. Ça booste son ego et ça rassure », explique le Pr Yobi Alexis Sawadogo, gynécologue obstétricien.

Un soupir timide, un petit « hmm » qui annonce la couleur. Deux minutes plus tard, ça grimpe, le matelas cogne, le sommier gémit autant qu’elle, et la bouche de Madame se transforme en haut-parleur. Ça sort tout seul, sans filtre : « là ! Encore ! » Monsieur comprend qu’il est sur la bonne voie. « Ce n’est pas toujours contrôlé, c’est le corps qui parle », rappelle le Pr Sawadogo. Et quand ça parle fort, Monsieur ne lâche rien. Plus elle gémit, plus il se sent pousser des ailes.

Pr Alexis Yobi Sawadogo, gynécologue obstétricien

La science le confirme. Selon Brewer et Hendrie (2010), ces bruits qu’on appelle copulatory vocalizations sont un vrai moteur. Ils donnent à l’homme l’envie de continuer, de tenir bon et de « finir » comme il faut. Chaque « Oh oui ! » devient comme un petit trophée qu’elle lui glisse à l’oreille, vas-y, tu es bien parti.

Sauf que pendant que lui savoure, le voisin, lui, perd le sommeil. Lui, il était tranquillement dans son lit et d’un coup : « Oh mon Dieu ! Plus fort ! ». Le pauvre se tourne dans son lit . « Encore eux ! Ils n’ont pas honte… » Il pose son oreiller sur sa tête, soupire, puis fait tchurrrr.

Lire l’article sur le plaisir simulé

https://www.bulletinsante.net/plaisir-simule-les-grandes-actrices-du-lit/

Et ce fameux gémissement ? On ne va pas se mentir, c’est tout un spectacle. « Certaines femmes expriment leur plaisir comme elles respirent, naturellement, et ça sort sans qu’elles contrôlent », insiste le Pr Sawadogo. D’abord, ça sort tout doucement, un petit souffle chaud qui glisse sur la peau, comme quand tu souffles sur ta tasse de café pour la refroidir un peu. Puis ça monte, ça devient un « ahhh ! » qui veut dire « attention, ça chauffe ici », comme quand on ouvre un four bien chaud. Ensuite, elle balance un « oh oui ! » qui réveille même la grand-mère, suivi d’un « encore » qui fait vibrer le lit comme un téléphone en mode vibreur. Et parfois, ça se transforme en « mmmhh mmmhh », comme un chat qui miaule parce qu’il a faim, version « viens vite avant que ça refroidisse ».

Mais attention, toutes ne font pas trembler les murs. Le Pr Sawadogo le rappelle : « Certaines femmes vivent le même plaisir, mais en silence. Elles ne disent rien, mais leur corps parle autrement. Respiration rapide, tremblements, contractions du ventre et des cuisses. Le plaisir est là, même si le voisin ne l’entend pas. » Alors sachez-le, pas de bruit ne veut pas dire pas de bonheur. Le plaisir a ses formes.

En clair, qu’elle crie comme une star du micro ou qu’elle garde tout pour elle, l’important, c’est qu’elle savoure. Et si ça réveille le quartier ? Eh bien, ça change des bruits des moustiques, des coqs ou du chien du voisin. Et peut-être que ça donnera des idées à ceux qui écoutent derrière le mur.

Madina Belemviré

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