⚠️ Pour une expérience optimale et sécurisée, veuillez activer JavaScript.

Le sport s’invite au cœur des débats chez les rhumatologues

À Ouagadougou, le ton est donné. Du 11 au 13 février, la Société burkinabè de rhumatologie tient son 5e congrès autour d’un thème qui parle à tout le monde « rhumatologie et sport ». Dès l’ouverture ce 11 février, une idée s’impose. Bouger peut protéger les articulations, mais mal bouger peut aussi les abîmer.

Les maladies de l’appareil locomoteur pèsent lourd dans le quotidien de nombreuses personnes. Douleurs qui s’installent, mobilité qui diminue, gestes simples qui deviennent pénibles, parfois même incapacité à travailler. Face à cette réalité, les spécialistes ont choisi de mettre le sport au centre des échanges, entre prévention et vigilance. Pour la présidente de la SBR, Pr Joëlle Stéphanie Zabsonré, l’activité physique reste une alliée précieuse.

Pr Joëlle Stéphanie Zabsonré, Présidente de la SBR

Elle aide à garder la forme, renforce les muscles, soutient les articulations et participe à la prévention de nombreuses maladies chroniques. Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, voit dans ce choix un signe fort. Les politiques de santé évoluent vers plus de prévention, plus d’autonomie et une responsabilisation progressive des citoyens face à leur propre bien-être.

L’enthousiasme n’empêche pas la mise en garde. Un sport pratiqué sans préparation, sans conseils ou dans l’excès peut provoquer des traumatismes, aggraver certaines pathologies et fragiliser les articulations, les os et les tendons. L’équilibre reste essentiel. Bouger oui, mais bouger bien.

 

Au fil des interventions, un message se répète avec insistance. Les douleurs articulaires ne doivent pas être prises à la légère. « La prévention doit être renforcée, l’activité physique doit être encouragée mais encadrée, adaptée et sécurisée. Nous devons œuvrer ensemble à ce que le sport soit un facteur de bien-être, un outil de prévention, un moyen de cohésion sociale et non une source de blessures évitables ou de complications chroniques », a expliqué Pr Zabsonré.

Le congrès dépasse le cadre des discussions scientifiques. Il porte aussi une ambition collective. Les maladies rhumatismales touchent toutes les couches sociales, réduisent la capacité de travail et fragilisent de nombreux foyers. Pour le ministre de la Santé, les rhumatologues jouent un rôle clé dans cette lutte.

Le chemin parcouru en dix ans donne du relief à cette rencontre. En 2016, le premier congrès se tenait avec seulement deux spécialistes. Aujourd’hui, ils sont trente-trois en exercice au Burkina Faso. Autour d’eux, des professionnels venus de plusieurs régions du pays et d’autres nations de la sous-région ont fait le déplacement, preuve que la rhumatologie prend progressivement sa place et que la santé articulaire s’impose comme un sujet qui concerne tout le monde.

Jude Somé

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 × 5 =