Panification familiale : Un ouvrage pour équilibrer le discours autours des méthodes contraceptives

La commission épiscopale de la pastorale de la santé a présenté le jeudi 14 octobre 2021 à Ouagadougou, son ouvrage intitulé « Les dangers pour la santé des méthodes contraceptives ». Structuré en 3 grandes parties, cet ouvrage de 55 pages se veut une approche scientifique de l’Eglise catholique sur les risques liés à l’utilisation des méthodes contraceptives artificielles.

Dans un contexte marqué par la vulgarisation des méthodes contraceptives et la régulation des naissances, l’Eglise catholique, à travers la commission épiscopale de la santé, clame qu’il est de son devoir de préserver la vie humaine, conformément à la vision de l’Evangile. Et surtout, lorsque ces méthodes s’opposent à la sacralité de la vie humaine et présentent un danger pour la santé.

« C’est ce silence par rapport aux effets néfastes des méthodes contraceptives artificielles que nous dénonçons. En médecine, il n’y a pas un produit qu’on met sur le marché sans dire le positif et le négatif et là, il n’y a rien du tout. On se demande pourquoi…C’est ce que nous sommes allés chercher et nous avons trouvé des réponses . Si un système fonctionne normalement et vous le bloquez, ça veut dire qu’il y aura des conséquences », a signifié le président de la commission épiscopale pour la santé, Mgr Justin Kientega, évoquant notamment des risques possibles liés entre autres, au cancer du sein, de l’utérus, de l’endomètre et aux malformations du fœtus.

Constitué de 3 grands chapitres, l’ouvrage présente en premier lieu, le fonctionnement normal du cycle de la femme. La deuxième partie décrit les contraceptifs mécaniques et hormonaux de même que leur mode d’action sur le cycle féminin permettant un contrôle des mécanismes de fertilité pouvant conduire au blocage. La troisième partie de l’ouvrage se penche sur les dangers des modifications induites par l’effet des contraceptifs.

C’est ce qu’illustre d’ailleurs ce passage extrait des pages 38 et 39 du livre sur les injections de Depo Provera. « Au début des années 2000, des études postmarketing portant sur le depo-provera, menées par le laboratoire américain Pfizer, ont révélé que l’usage du depo-provera entrainait une perte importante de la densité minérale osseuse. Cette altération de la densité minérale osseuse (DMO) pourrait entrainer chez les utilisatrices, le développement prématuré d’ostéoporose ».

Les effets secondaires de l’implant sous-cutané sont également relevés aux pages 40 et 41. « Dans une étude multicentrique dans plusieurs pays qui portait sur les effets secondaires de l’implant sous-cutané, les symptômes les plus couramment observés et mentionnés par les porteurs de l’implant étaient : des maux de tête, des pertes vaginales anormales …, des réactions au lieu d’insertion, la perte de cheveux, la fatigue, des difficultés à uriner ».

.Soulignant que ce document est une approche scientifique et non la position de l’Eglise sur les méthodes contraceptives, la commission épiscopale, par la voix de son premier responsable, Mgr Justin Kientega, a appelé les différents acteurs de la société, notamment les décideurs, les jeunes, les OSC et les ONG à se l’approprier. Edité aux éditions « Les presses africaines », le livre est disponible dans les différentes paroisses et librairies au prix de 1000 francs CFA.

Yvonne OUEDRAOGO 

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