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La SOBUP plaide pour la création d’un laboratoire du sommeil au Burkina Faso

À l’occasion de la Journée mondiale du sommeil, célébrée le vendredi 13 mars 2026, la Société Burkinabè de Pneumologie (SOBUP) a attiré l’attention sur une pathologie encore peu connue du grand public, à savoir le syndrome d’apnées du sommeil. À travers une table ronde pluridisciplinaire organisée à Ouagadougou le vendredi 13 mars 2026, les spécialistes ont insisté sur la nécessité d’améliorer le diagnostic et de renforcer les infrastructures dédiées à la prise en charge de ces troubles.

Bien dormir n’est pas un luxe, mais une nécessité pour la santé. C’est le message porté par la SOBUP lors d’une table ronde consacrée au syndrome d’apnées du sommeil au Burkina Faso. Pour le Pr Abdoul Risgou Ouédraogo, président de la SOBUP et maître de conférences agrégé à l’Université Joseph Ki-Zerbo, le choix de ce thème reflète une réalité observée dans les services de santé. Le syndrome d’apnées du sommeil demeure largement sous-diagnostiqué et encore mal connu dans le pays.

Pr Abdoul Risgou Ouédraogo, président de la SOBUP

Cette affection ne se limite pas à de simples ronflements. Elle représente un véritable problème de santé publique en raison de ses complications cardiovasculaires et neurologiques, mais aussi de ses conséquences sociales, notamment les accidents de la route liés à la somnolence.

« Les symptômes de cette pathologie constituent des motifs de plus en plus fréquents de consultation en pneumologie, cardiologie ou neurologie », explique le Pr Ouédraogo.

Selon lui, les manifestations respiratoires liées à ce syndrome représentent à elles seules environ 10 % des motifs de consultation en pneumologie. L’augmentation du nombre de cas diagnostiqués s’explique également par une meilleure formation des médecins burkinabè sur ces troubles.

Au cours des échanges, les spécialistes ont souligné la nécessité de doter le Burkina Faso d’un laboratoire du sommeil. Une telle structure permettrait selon eux, d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des troubles du sommeil. Ce centre pluridisciplinaire pourrait accueillir différentes spécialités médicales, notamment la pédiatrie, la psychologie, la psychiatrie, la neurologie et la cardiologie. Il offrirait également la possibilité d’acquérir des équipements adaptés pour le diagnostic et servirait de cadre de recherche afin de mieux comprendre ces troubles dans le contexte local.

En attendant la mise en place d’une telle structure, les spécialistes insistent sur l’importance de reconnaître certains signes qui doivent alerter. Un ronflement important, une somnolence excessive durant la journée, comme un endormissement au volant ou pendant une réunion, ou encore une fatigue persistante dès le réveil peuvent être des indicateurs d’un trouble du sommeil. Face à ces symptômes, une consultation spécialisée est recommandée. Comme le rappelle le thème mondial de cette année, « Bien dormir, mieux vivre ».

Latif Ouédraogo

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