Paludisme: Première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires en 2018 (Dr Zare)

Le paludisme est une maladie infectieuse provoquée par un parasite appelé Plasmodium. Ce dernier est transmis à l’homme essentiellement à l’occasion de piqûres de moustiques infectés appelés anophèle. A l’occasion Dr la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année, Dr Abdoulaye ZARE, medecin infectiologue revient sur l’état des lieux de la maladie au Burkina et les moyens de prévention.

Quels sont les derniers chiffres de la maladie dans le monde?

Selon le dernier rapport de l’OMS sur le paludisme dans le monde, il y avait environ 241 millions de cas de paludisme pour 627 000 décès dans le monde en 2020. Cela représente environ 14 millions de cas de plus en 2020 par rapport à 2019, et 69 000 décès de plus. Environ deux tiers de ces décès supplémentaires (soit 47 000) étaient imputables à la pandémie à COVID-19. L’Afrique demeure la partie du monde qui porte le poids de la maladie.

En effet, elle cumule 95% des cas de paludisme et 96% des décès enregistrés en 2020 dans le monde (OMS). Au Burkina Faso, selon les estimations, le nombre de cas de paludisme était de 11 567 698 pour 19 979 décès (OMS, 2021).

Quel est l’état des lieux du paludisme au Burkina ?

Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique au Burkina Faso. En effet, il constituait la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaire en 2018. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement les plus vulnérables.

Le pays dispose d’une politique nationale de lutte contre le paludisme qui a été révisée en 2016 déclinant un plan stratégique de lutte contre la maladie de 2016 -2020.

Ce plan est essentiellement axé sur la prise en charge des cas de paludisme, la prévention par les médicaments et la lutte anti vectorielle. Les agents de santé à base communautaire (ASBC) sont impliqués dans la lutte contre le paludisme en intervenant dans le diagnostic et la première étape de la prise en charge avant l’accès aux formations sanitaires.

Quels sont les moyens de prévention du paludisme?

Plusieurs moyens existent pour prévenir la transmission du paludisme. Ces moyens ciblent soit le vecteur ou le parasite. On distingue :

– La lutte antivectorielle : elle est efficace dans la prévention de la transmission du parasite. Elle comprend : l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide (MILDA), la pulvérisation intra domiciliaire à effet rémanent, les mesures environnementales qui visent à assainir le cadre de vie afin de réduire les sites de reproduction des moustiques vecteurs de la maladie.

– Les chimiothérapies à but préventif : elles consistent à prendre des médicaments antipaludiques afin de prévenir l’infection palustre. Pour le cas du Burkina Faso, on distingue : la chimioprophylaxie du paludisme saisonnier chez les enfants de moins de cinq ans et le traitement préventif intermittent (TPI) du paludisme chez la femme enceinte.

– La vaccination : elle est désormais citée parmi les moyens de prévention du paludisme. Depuis le 6 octobre 2021, l’OMS recommande l’utilisation du vaccin RTS,S/AS01 (Mosquirix) au profit des enfants en Afrique subsaharienne.

Madina Belemviré 

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