Journée mondiale de l’arthrite : à Nanoro, les douleurs ont trouvé une oreille attentive
Les 9 et 10 octobre 2026, Nanoro et les villages environnants ont été au cœur d’une mobilisation autour des maladies rhumatismales. À l’initiative du CMA Saint Camille de Nanoro, qui a sollicité l’appui de la Société Burkinabè de Rhumatologie (SBR), une campagne de sensibilisation et de consultations a permis de recevoir plus de 500 patients.

La première journée a été marquée par des conférences consacrées à deux affections courantes. La lombalgie, qui désigne une douleur située dans le bas du dos, et la gonarthrose, une maladie qui touche l’articulation du genou, ont été au centre des échanges. L’objectif était de mieux faire connaître ces problèmes de santé et de rappeler l’importance d’une prise en charge adaptée. Plus de 30 médecins ont été mobilisés pour cette activité.
Au cours des deux journées, les consultations ont accueilli des patients venus de Nanoro et des villages environnants. Avec plus de 500 personnes reçues, la mobilisation a dépassé les prévisions initiales, témoignant des besoins des populations en matière de soins rhumatologiques.
Cette campagne s’inscrivait également dans le cadre de la célébration des dix ans de règne du Naaba Karfo de Nanoro. Une occasion de mettre la santé des populations au cœur de cet évènement, alors que les maladies rhumatismales peuvent affecter profondément la mobilité et la qualité de vie.

Douleurs au dos, aux genoux ou à d’autres articulations, ces troubles peuvent compliquer la marche, le travail et les gestes les plus simples du quotidien. Pourtant, ils sont parfois banalisés, notamment lorsqu’ils s’installent progressivement ou sont attribués au vieillissement. Une douleur persistante mérite pourtant une évaluation médicale et une prise en charge adaptée.
En cette Journée mondiale de l’arthrite, célébrée le 12 octobre, la campagne de Nanoro rappelle l’importance de mieux informer les populations et de faciliter leur accès aux soins. Car vivre avec des douleurs persistantes ne devrait pas être considéré comme une fatalité.
Madina Belemviré

