⚠️ Pour une expérience optimale et sécurisée, veuillez activer JavaScript.

Ronflement : ces nuits où l’un dort et l’autre veille

Tout le monde peut ronfler de temps en temps. Mais lorsque le bruit s’installe, devient régulier, et s’accompagne de certains signes, il peut révéler un trouble du sommeil. Savoir reconnaître les signaux d’alerte permet d’agir avant que les complications ne s’installent. 

Dr Dominique Zida, spécialiste du sommeil

Ronfler une nuit, après une journée fatigante ou un rhume, n’a rien d’exceptionnel. Beaucoup de personnes l’ont déjà vécu, sans conséquence. Le problème commence lorsque le ronflement ne disparaît plus vraiment. Il revient, plusieurs fois dans la semaine, et finit par s’installer dans le quotidien. La nuit commence dans le calme. On éteint la lumière, chacun s’installe, le silence s’installe doucement. Puis un bruit apparaît. D’abord discret, presque insignifiant. On se dit que ça va passer. Mais très vite, il s’impose, devient régulier, plus présent. Et à un moment, ce n’est plus juste un bruit. On a l’impression qu’un groupe électrogène a été installé dans la chambre. Ça démarre doucement, puis ça tourne, ça s’impose, ça ne s’arrête plus. Pendant que l’un dort profondément, l’autre ne dort pas vraiment. Il écoute, il observe. Et surtout, il remarque des choses que la personne qui ronfle ne peut pas percevoir.

Il y a ces moments où le bruit s’arrête net, plus rien. Le silence devient étrange. On attend. Puis la respiration reprend brusquement. La main part toute seule, juste pour vérifier que tout va bien. C’est justement ce rôle d’observateur que souligne le Dr Dominique Zida, spécialiste du sommeil. Dans la majorité des cas, explique-t-il, c’est le conjoint ou la conjointe qui remarque les pauses respiratoires. La personne concernée dort et ne se rend compte de rien.

Face à ces situations, beaucoup hésitent. Certains minimisent, d’autres pensent que ce n’est rien. Pourtant, le spécialiste insiste. Un ronflement devient préoccupant lorsqu’il est fréquent, au moins trois fois par semaine, qu’il dure depuis plusieurs mois, et surtout lorsqu’il est intense ou accompagné de pauses respiratoires.

Dans la pratique, ce sont souvent les partenaires qui incitent à consulter. Le Dr Dominique Zida souligne qu’une consultation sur deux pour les troubles du sommeil est motivée par l’insistance du conjoint ou de la conjointe. À force, ces nuits perturbées finissent par peser. Certaines personnes finissent par changer de chambre. D’autres passent leurs nuits à se réveiller, à écouter, à surveiller. Ce qui était au départ un simple bruit devient une source d’inquiétude, parfois même d’angoisse.

Et au-delà du ronflement, d’autres signes ne sont pas à négliger. Fatigue au réveil, maux de tête, somnolence dans la journée, difficultés de concentration. Des éléments qui, associés aux observations du partenaire, doivent pousser à consulter.

Selon le spécialiste, un ronflement intense avec pauses respiratoires peut être le signe d’un syndrome d’apnées du sommeil. Sans prise en charge, cela peut entraîner des complications comme l’hypertension, le diabète ou des accidents vasculaires.

Le ronflement ne touche pas seulement celui qui ronfle. Il affecte aussi la personne qui partage ses nuits, qui s’inquiète, insiste, et finit souvent par l’accompagner en consultation.

Madina Belemviré

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × 5 =