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Hépatites : ces virus qui attaquent en silence

Tuberculose, VIH, paludisme… On les connaît bien. Mais derrière eux, une autre tueuse silencieuse fait des ravages, les hépatites B et C en tête. Dans le monde, près de 325 millions de personnes vivent avec une hépatite B ou C, selon l’OMS. Chaque année, elles tuent plus d’1,4 million de personnes. Soit plus que le VIH ou la tuberculose. Et dans nos pays en développement, c’est encore plus préoccupant.

Dr Romond Sia, hépato gastro-entérologue

Le Dr Romond Sia, hépatogastroentérologue tire la sonnette d’alarme : « Les hépatites virales B sont les plus fréquentes dans nos contrées. Elles sont aussi les plus graves avec l’hépatite C, car elles peuvent évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie. »

Les voies de contamination sont variées. L’hépatite B se transmet par voie sexuelle, par le sang, de la mère à l’enfant à la naissance ou encore entre enfants durant l’enfance. L’hépatite C, elle, se transmet principalement par le sang. Transfusions sanguines non sécurisées, matériel médical contaminé, injection avec seringues non stériles…

Mais toutes les personnes atteintes d’hépatite B ne développent pas la maladie de la même manière. On distingue deux formes principales : la forme active et la forme inactive. Dans la forme active, la charge virale (quantité de virus dans le sang) est élevée, au-dessus de 2000 UI/ml. Le foie présente alors des lésions, visibles grâce à des examens comme l’échographie ou le fibroscan. Si rien n’est fait, le risque de complications est élevé. Le traitement a pour but de faire baisser la charge virale et de protéger le foie.

Dans la forme inactive, la charge virale est faible et le foie peu ou pas être abîmé. Dans ce cas, aucun traitement n’est nécessaire, mais un suivi régulier reste indispensable, car la maladie peut s’activer avec le temps.

Attention cependant. Même un porteur inactif peut contaminer. Le risque est certes plus faible, mais il existe. Aujourd’hui, un vaccin efficace existe contre l’hépatite B. Pour la C, on dispose de traitements curatifs. Alors, parlons-en. Car si ces virus avancent en silence, l’ignorance les aide à faire leur chemin.

Madina Belemviré

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