Santé sexuelle et reproductive : 20 journalistes renforcent leur compétence

L’Association des journalistes et communicateurs en population et développement (AJC/PD) a initié un atelier de formation au profit de 20 journalistes de la région du Plateau central et des régions voisines. Placé sous le thème « Zéro cas de Grossesse non désirée pendant les fêtes de fin d’année et celle de l’indépendance à Ziniaré », le dit atelier qui a eu lieu du 2 au 4 décembre 2021 à Ziniaré, a porté sur la santé de la reproduction et la planification familiale. 

Les fêtes nationales et de fin d’année sont des moments de brassage d’individus, de rencontre de jeunes filles et garçons. Selon des statistiques données par voie de presse, la célébration de la fête nationale le 11 décembre 2018 à Manga a enregistré 200 cas de grossesses non désirées. Banfora en 2020 a connu pendant les préparatifs et de la célébration de la fête nationale, une rupture de préservatifs dont les chiffres ont fait le tour de l’actualité. C’est partant de ce constat, que l’AJC/PD a décidé de renforcer les connaissances des journalistes de la région du Plateau central en particulier et ceux des régions environnantes dans la promotion de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes.

Les journalistes en séance de travail de retour du Centre de santé pour jeunes

Sur 100 adolescents, 12 à 20,5% ont une activité sexuelle précoce avant l’âge de 15 ans pour les filles et 7 à 13,6% pour les garçons. 23,2 à 25% sont déjà entrés dans la vie féconde.
Pour l’année scolaire 2019-2020, 1140 grossesses en milieu scolaire ont été recensées par la Direction Régionale de l’Education Préscolaire Primaire et Non Formelle du Nord (DREPPNF-N) et DRPS. 2356 avortements spontanés ont été inventoriés de Janvier-décembre 2020 et 1531 cas de Janvier-Juillet 2021. Tel est l’état des lieux de la santé des jeunes au niveau du Plateau Central selon Dr Siaka Sia, médecin de santé publique à la direction régionale du plateau central. Dr Sia qui a livré la communication sur l’« Etat des lieux de la Santé de la reproduction/Planification familiale dans le plateau central (DRS) » a énuméré les facteurs influençants l’état de santé des jeunes qui se résument entre autres à l’absence d’éducation sexuelle en famille, l’insuffisance de sensibilisation à l’école, les regroupements activités récréatives, les fêtes de l’indépendance…

Sur ce point, le secrétaire exécutif national du Réseau africain jeunesse santé et développement (RAJS/BF), Ido Joseph qui a échangé avec les journalistes sur les « Evènements nationaux et santé de la reproduction », a cité quelques risques liés à la santé sexuelle et reproductive. Lesquels risques se résument à un caractère festif incontrôlé en lien avec la consommation d’alcool, une migration importante de prostitués (és), de racoleuses, professionnels et occasionnels et de proxénètes…, avant, pendant et après les fêtes nationales.

Quels peuvent être les enjeux et perspectives des grossesses non désirées en milieu scolaire dans le Plateau central ? Sur cette question, Adama Sawadogo du service des statistiques de la direction régionale des enseignements post primaire et secondaire a indiqué que l’impact majeur des grossesses non désirées en milieu scolaire est la forte déperdition scolaire des filles. Elle a donc recommandé que tout le monde, que ce soit les parents, les autorités et surtout les jeunes filles s’impliquent pour y mettre fin.

La dernière communication à été présentée par Fatoumata Ouattara de Queen Maafa

En plus de ces différentes communications, les journalistes ont eu droit à deux autres communications qui ont porté sur la « Place de la jeunesse dans le droit en santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso » rapportée par le directeur exécutif de SOS Jeunesse et défis et « Comment écrire des histoires d’impacts » présentée par Fatoumata Ouattara, fondatrice de Queen Maafa.

Les journalistes échangeant avec les responsables du Centre de santé pour jeunes

Il faut noter que ces journées d’échanges ont permis aux hommes de média de visiter un Centre de santé pour jeunes et un Centre de santé et de promotion sociale.

Madina Belemviré

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