Technologistes biomédicaux : Vers la création d’un Ordre pour réguler la profession 

L’Association burkinabè des technologistes biomédicaux a organisé ce vendredi 26 janvier 2024 à Ouagadougou un atelier portant sur la validation de l’avant-projet de loi de l’Ordre national des technologistes Biomédicaux du Burkina Faso (ONTBM-BF). Cet ordre vise à réguler la profession de technologiste biomédical pour garantir des offres de qualité en termes de prestation et d’analyses biomédicales.

Selon un recensement de l’Association Burkinabè des technologistes Biomédicaux (ABTEB), on dénombre au Burkina, à la date du 23 août 2023, 1587 technologistes biomédicaux qui contribuent à la vie des laboratoires d’analyses biomédicales, alimentaires et industrielles.

Le bémol, selon l’ABTEB, est qu’il existe une « multitude d’acteurs formés sur le tas et dont l’exercice de la profession laisse à désirer », sans oublier que « bien des écoles délivrent des diplômes malgré l’inexistence du plateau technique nécessaire pour la réalisation des travaux pratiques indispensables à la qualification professionnelle. »

À cela s’ajoutent également le nombre croissant de « laboratoires clandestins » dont les promoteurs et ceux qui y exercent n’ont pas toujours la qualification requise, ainsi que la problématique liée au recrutement spécial sur mesure de 200 technologistes biomédicaux, ayant provoqué des rebondissements juridiques en 2021.

C’est face à cette situation que l’ABTEB soutient la création de l’Ordre national des technologistes Biomédicaux du Burkina Faso. Selon Adama Mourfou, technologiste biomédical et président national des technologistes biomédicaux du Burkina, cet ordre jouera un rôle de régulateur du métier de technologiste biomédical au Burkina Faso et veillera au respect de l’éthique et de la déontologie du métier par les professionnels.

Adama Mourfou, président national des technologistes biomédicaux du Burkina

Afin de garantir le succès du futur ordre, les technologistes biomédicaux du Burkina peuvent compter sur l’expérience de l’ordre des technologistes biomédicaux du Niger. Moustapha Garba, secrétaire général de l’ordre des technologistes biomédicaux du Niger, a été convié à l’atelier de validation. Selon lui, l’objectif de tout ordre est non seulement de réguler le métier, mais surtout de travailler à satisfaire pleinement les populations en leur offrant des services de qualité.

Garba, le secrétariat général de l’ordre des technologistes biomédicaux du Niger

En rappel, il faut au « minimum un bac scientifique plus trois ans de formation en biologie médicale pour pouvoir exercer dans les laboratoires », selon Adama Mourfou.

Abdoul Rachid Sow

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