Covid-19 : les messages de sensibilisation ont eu un impact favorable sur la réduction du taux de contamination (INSP)

En sa qualité d’opérateur de santé publique chargé de la sécurité sanitaire au Burkina Faso, l’Institut national de santé publique (INSP) a joué un rôle important dans la lutte contre la pandémie de la covid-19. C’est dans ce souci de recevabilité qu’il a, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers (CDC et IANPHI), réalisé en 2020, une étude sur le Covid-19 dénommée “CAP/Covid-19”. Au cours d’une conférence de presse animée le 11 avril 2022 à Ouagadougou par son premier responsable, Pr Hervé HIEN, l’INSP a présenté les résultats de cette étude aux hommes de média.

« Valoriser les résultats de l’analyse des messages de sensibilisation sur le covid-19 à travers le partage des résultats de l’enquête CAP/COVID-19 ». Tel est l’objectif visé par l’INSP à travers sa rencontre avec la presse.

Réalisée à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, cette enquête s’est déroulée entre le 12 et le 30 juin et a concerné 880 ménages et environ 800 agents de santé. « Nous avons échantillonné 880 ménages à Bobo et à Ouagadougou et ce sont les chefs de ménage qui ont été interrogés », a indiqué le directeur technique de l’INSP, Dr Paulin Somda qui a précisé que pour les agents de santé, ce sont ceux qui étaient disponible au passage des enquêteurs qui ont été interrogés.

De cette enquête, explique le directeur général de l’INSP, Pr Hervé Hien, il ressort que les populations avaient une assez bonne connaissance sur l’étiologie, le mode de transmission du virus et les moyens de prévention.

Pr Hervé Hien, DG de l’INSP

Mais, révèle-t-il, les recherches ont permis de repérer des connaissances négatives sur la maladie, des attitudes négatives telles que la stigmatisation des personnes atteintes par la maladie et des perceptions variables du risque.

Concernant les agents de santé, les résultats de l’enquête ont révélé qu’ils avaient une bonne connaissance du Covid-19 selon Dr Hien. « Les travaux ont permis d’avoir une perception du risque de contamination élevé chez certains agents de santé à haut risque comme les services de traitement des maladies infectieuses et des urgences sanitaires », a-t-il dévoilé.

Il faut noter que l’étude a permis aussi de formuler des messages de sensibilisation adaptés à la population générale. Au total, 14 messages entre autres en lien avec le déroulement de la campagne de vaccination, les vaccins disponibles, les mesures barrières ont été formulés à entendre Dr Somda. Lesquels messages ont été diffusés sous forme de spots audiovisuels ainsi que des affiches dans le but de toucher le plus grand nombre de personnes.

Les cas covid-19, il faut le souligner tendent à baisser. Cependant, le DG de l’INSP a rappelé que l’apparente accalmie ne doit pas empêcher les populations de prendre des précautions.

L’adhérence à la vaccination permettra de son avis, de réduire drastiquement les risques de contamination. À l’issue de cette étude, il a affirmé que plusieurs leçons sont à retenir.
« Une des leçons apprises c’est la recherche,  il faudrait donner la bonne information au bon moment et la capitalisation des bonnes pratiques et le rôle de la santé publique est de poursuivre la recherche » a conclu Pr Hervé HIEN.

Ce travail, a révélé le DG de l’INSP, a été rendu possible grâce à l’appui de partenaires techniques et financiers tels que l’Union européenne (UE), le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC Atlanta), l’Association international des Instituts nationaux de santé publique (IANPHI).

Rachid Ouédraogo

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