Le Syndrome prémenstruel : Comprendre, soulager et vivre avec

Le syndrome prémenstruel, également connu sous le nom de SPM, regroupe un ensemble de symptômes qui surviennent généralement entre l’ovulation et le début des règles, soit environ 2 à 7 jours avant ces dernières. Ces symptômes cessent habituellement avec l’arrivée des règles ou peu de temps après. Pour explorer ces symptômes et comprendre comment les soulager, le Bulletin santé a discuté avec le Dr Aïcha Sana/Tankoano, gynécologue obstétricienne. 

Dr Aicha Sana, gynécologue obstétricienne

Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?

On a une multitude de manifestations cliniques variant d’une femme à une autre. On dénombre environ une centaine qui peuvent être classées en symptômes mineurs et majeurs.

Les symptômes mineurs touchent 25 et 70% des femmes et sont entre autres :

-Une sensibilité, tension et/ou douleur des seins,

-Des maux de ventre ou des crampes abdominales,

-Une constipation ou une diarrhée,

-Des bouffées de chaleurs,

-Des douleurs lombaires,

-Des céphalées,

-Une pesanteur des membres inférieurs ou des douleurs musculaires

-Une modification de l’appétit,

-L’asthénie (fatigue).

De nombreuses manifestations psychologiques peuvent survenir tels que l’irritabilité, une agressivité, une baisse de performances, un manque de tonus, des troubles de l’humeur, une angoisse, des difficulté à se concentrer, trouble du sommeil ……

Il y a aussi des symptômes majeurs qui touchent environs 2% des femmes et qui peuvent les empêcher de faire leurs activités quotidiennes. C’est le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), qui est la forme sévère du syndrome prémenstruel avec au premier plan des symptômes psychiatriques qui sont :

-Une humeur dépressive,

-Une anxiété ou une labilité émotionnelle marquée,

-Des douleurs intenses,

-Une fatigue extrême….

Quels peuvent être les facteurs de risques ?

Les facteurs suivants augmenteraient le risque de souffrir du SPM ou en aggraveraient les symptômes:

Le tabagisme,

La sédentarité,

Le stress,

L’obésité,

Une alimentation trop riche en caféine, alcool, viande rouge et en sucre,

Les carences en vitamines, en calcium magnésium et en sérotonine,

Les femmes ayant des antécédents familiaux de SPM (mère ou la sœur),

Troubles hormonaux.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic est essentiellement clinique et ne se fait pas en une seule fois. Quand la patiente se présente pour une irritabilité, une fatigue, des seins gonflés, il faut que ce soit de façon périodique à l’approche de leurs règles.

Peut-on le traiter ?

Oui le traitement est essentiellement symptomatique. La prise en charge peut être médicamenteux et non médicamenteux.

Le traitement non médicament est essentiellement constitué des mesures hygiéno-diététiques telles que :

Gérer le stress,

Eviter les carences en calcium, magnésium…,

Pratiquer une activité physique,

Se passer de tabac, alcool, café…

La prise de certains médicaments soulage beaucoup, ce sont les anti-inflammatoire non stéroïdiens, les contraceptifs oraux, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les analogues de la GNRH….

Conseils aux femmes

Elles doivent savoir que c’est un syndrome qui est très fréquent car elle touche plus de la moitié des femmes.  Elles doivent rester calmes et prendre conscience que ce sont des manifestations bénignes dans 70% des cas avec un traitement essentiellement symptomatique.

Madina Belemviré

 

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