Lupus: « Il n’ya pas d’impact sur la fertilité de la femme » (Dr Aboubakar Ouédraogo)

Dans le cadre de son deuxième rendez-vous de l’année, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) s’est associé à la Société burkinabè de rhumatologie (SBR) pour une discussion approfondie sur le lupus, une maladie inflammatoire chronique qui, bien que touchant plus fréquemment les femmes que les hommes, suscite encore de nombreuses interrogations, notamment en ce qui concerne son impact sur la fertilité féminine.

Le lupus, une maladie auto-immune qui affecte majoritairement les femmes avec un ratio de 9 pour 1 homme, est connu pour ses manifestations variées, allant de la peau aux articulations, en passant par les poumons et le système nerveux.

Cependant, selon le Dr Aboubakar Ouédraogo, médecin rhumatologue au CHU de Bogodogo, l’un des panélistes, le lupus ne diminue pas la fertilité chez la femme. Selon lui, bien que la maladie en elle-même n’entrave pas la capacité de conception, certains traitements peuvent avoir des répercussions sur la fertilité. « La nature chronique de la maladie et les traitements associés peuvent influencer la conception. Certains médicaments utilisés pour traiter le lupus peuvent affecter la fertilité, et dans certains cas, ils sont même contre-indiqués pendant la grossesse en raison du risque de malformations congénitales« , précise-t-il.

Dr Aboubakar Ouédraogo, médecin rhumatologue

La grossesse étant un facteur pouvant influencer le cours de la maladie et présenter des défis supplémentaires pour la santé maternelle et fœtale, « nous conseillons à nos patientes atteintes de lupus de communiquer avec leur médecin traitant lorsqu’elles envisagent une grossesse », souligne le Dr Ouédraogo tout en ajoutant qu’ « une planification préalable avec l’équipe médicale peut aider à minimiser les risques et à garantir les meilleures conditions possibles pour la conception et la grossesse. »

Pr Wendlasida Stéphanie Joëlle Zabsonré/Tiendrebéogo, Présidente de la SBR

En somme, cette session d’échange avec les hommes et femmes de médias souligne l’importance de la sensibilisation et de l’éducation sur le lupus. Comme le souligne le Coordonnateur du REMAPSEN, Boureima Sanga, c’est aussi le rôle des médias de travailler à promouvoir la santé des populations. Une démarche du Réseau que la présidente de la SBR, le Pr Wendlasida Stéphanie Joëlle Zabsonré/Tiendrebéogo a salué à sa juste valeur.

Madina Belemviré

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