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Paludisme : Ouagadougou au cœur de la riposte africaine

L’élimination du paludisme ne se joue plus seulement dans les laboratoires ou les centres de santé. Elle se construit aussi à travers le partage des expériences, des innovations et des données scientifiques. C’est dans cet esprit que Ouagadougou accueille, du 2 au 3 juillet, la troisième édition du Symposium international sur l’élimination du paludisme en Afrique.

Organisée par l’Institut national de santé publique (INSP), à travers le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP), en collaboration avec le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu), cette rencontre réunit chercheurs, responsables de programmes nationaux, décideurs et partenaires techniques et financiers venus de plusieurs pays africains. Pendant deux jours, ils confrontent les résultats de leurs recherches, partagent les leçons tirées du terrain et explorent les innovations susceptibles d’accélérer l’élimination de la maladie.

Le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, le Dr Sidzabda Kompaoré, se veut résolument optimiste au regard des résultats enregistrés par le Burkina Faso en 2025.

Dr Sidzabda Kompaoré, Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme

« Les résultats exceptionnels obtenus nous galvanisent davantage et renforcent notre conviction que l’élimination du paludisme est possible. Cela exige toutefois une mobilisation de tous les acteurs », a-t-il déclaré.

Selon lui, plus de 3,4 millions de cas de paludisme ont été évités en 2025. Une performance qui marque une nette accélération par rapport à la période 2020-2024, durant laquelle la réduction annuelle moyenne des cas était estimée à 0,89 %.

Le Dr Kompaoré attribue ces résultats à la combinaison de plusieurs interventions, notamment l’introduction du vaccin antipaludique, la chimioprévention du paludisme saisonnier, le renforcement de la prise en charge des malades et une implication accrue des communautés dans les actions de prévention.

Il a également présenté les principales stratégies nationales mises en œuvre pour parvenir à l’élimination du paludisme. Il a insisté sur le renforcement de la recherche, de la surveillance épidémiologique, de l’innovation et de la coordination entre les différents acteurs.

Les progrès enregistrés ne font toutefois pas disparaître les défis. Les participants consacrent également leurs échanges aux obstacles qui continuent de freiner l’élimination du paludisme sur le continent. Le renforcement de la recherche, de la surveillance épidémiologique, de l’innovation et de la coordination entre les différents acteurs figure parmi les principaux leviers identifiés pour accélérer l’élimination du paludisme.

Les travaux se poursuivent jusqu’au 3 juillet. Les recommandations qui en découleront devraient contribuer à renforcer les interventions, à améliorer les résultats obtenus dans la lutte contre le paludisme et à alimenter les stratégies nationales et régionales visant son élimination.

Jacques Ouédraogo 

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