Le REMAPSEN réunit ses membres pour sensibiliser aux cancers infantiles en Afrique

Le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé un webinaire le mercredi 27 mars 2024, qui a réuni plus de 40 journalistes sur une question capitale : les cancers de l’enfant en Afrique.

Selon les experts, 1 enfant sur 500 développera un cancer au cours de sa vie, avec 400 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, principalement dans des pays à faible revenu. L’Afrique subsaharienne est particulièrement touchée, représentant 90% des cas.

Dr Issimouha DILLE, responsable de la lutte contre le cancer au bureau régional de l’OMS Afrique à Brazzaville

Le Dr Issimouha DILLE, responsable de la lutte contre le cancer au bureau régional de l’OMS Afrique à Brazzaville,  souligne que bien que les cancers pédiatriques soient rares, ils ont une mortalité élevée.

Le Pr Atteby Jean Jacques YAO, chef du service d’oncologie pédiatrique à l’hôpital Mère Enfant de Bingerville (Côte d’Ivoire), identifie les cancers des ganglions et du sang, ainsi que le rétinoblastome et le cancer du rein, parmi les plus fréquents chez les enfants en Afrique. Les causes des cancers de l’enfant restent largement inconnues, mais des facteurs de risque environnementaux tels que les insecticides, les pesticides et les radiations ionisantes sont impliqués.

Pr Atteby Jean Jacques YAO, chef du service d’oncologie pédiatrique à l’hôpital Mère Enfant de Bingerville (Côte d’Ivoire)

La survie des enfants atteints de cancer dépend en grande partie du stade de la maladie et de la disponibilité des traitements, explique le Dr DILLE. Elle insiste sur l’urgence d’un diagnostic précoce, soulignant toutefois les défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé africains en matière d’infrastructures médicales et de sensibilisation.

Dans un appel à l’action, les experts ont souligné le rôle des médias dans la sensibilisation des populations aux signes précurseurs des cancers de l’enfant, soulignant que plus tôt la maladie est détectée, meilleures sont les chances de guérison.

Il est donc impératif que les gouvernements, les professionnels de la santé et les médias unissent leurs forces pour sensibiliser les populations afin de pouvoir diagnostiquer précocement et fournir des traitements adéquats pour sauver la vie des enfants africains.

Madina BELEMVIRE 

 

 

 

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