Résistance aux antimicrobiens : « Si les agents pathogènes se propagent comme l’a fait la COVID-19, nous serons confrontés à une autre crise de santé publique » (Pr Guessennd-Kouadio)

Chaque année, près de 7000 personnes meurent du fait de la résistance aux antimicrobiens (RAM). Une augmentation continue de cette résistance pourrait coûter la vie à 10 millions de personnes dans le monde chaque année d’ici 2050. La RAM se produit lorsque les antibiotiques perdent leur efficacité parce que les agents pathogènes trouvent des moyens de résister à leurs effets. Si  ces agents pathogènes de la résistance aux antimicrobiens  se propagent comme l’a fait la COVID-19, Pr Guessennd-Kouadio Aya Nathalie a prévenu jeudi, que « nous serons confrontés à une autre crise de santé publique ». C’était autour d’une table ronde organisée par le laboratoire américain Pfizer et qui a réuni 40 journalistes du Burkina, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Pr Guessennd-Kouadio Aya Nathalie

« Si les agents pathogènes de la RAM se propagent comme l’a fait la COVID-19, nous serons confrontés à une autre crise de santé publique », a prévenu le Pr Guessennd-Kouadio Aya Nathalie qui a rappelé que la RAM a un coût élevé pour la santé individuelle et l’économie en général.

En effet, les antimicrobiens font partie des ressources médicales les plus précieuses que le monde n’ait jamais connues. Mais, déplore la spécialiste en Parasitologie-Mycologie, à l’Université Nazi Boni, Pr Sanata Bamba -Pakotogo du Burkina Faso, ‘il est alarmant qu’ils perdent de leur efficacité’’. Saluant cette table ronde qui a permis aux participants de discuter, non seulement des dangers de la RAM, mais également de ce qui peut être fait pour traiter et prévenir la RAM, Pr Bamba -Pakotogo a souhaité que des mesures de santé publique, de prévention et de surveillance soient prises pour freiner sa propagation.

Pr Sanata Bamba -Pakotogo

Si cette résistance aux antimicrobiens (RAM) n’est pas contrôlée, alerte la responsable médicale de l’Afrique subsaharienne francophone de Pfizer, le Dr Sylvie Kounde « elle pourrait conduire à un scénario dans lequel des infections mineures deviennent mortelles et les infections graves deviennent impossibles à traiter ».

Dr Sylvie Kounde

Néanmoins, malgré les nombreux défis associés au développement de nouvelles molécules anti-infectieuses, Dr Koundé a rassuré que Pfizer reste engagé à fournir de nouvelles thérapies efficaces qui ciblent les nouvelles infections émergentes, difficiles à traiter et à soutenir les patients souffrant de maladies infectieuses. « Rien qu’en 2020, 28 millions de patients ont été traités avec un traitement anti-infectieux de Pfizer », a-t-elle rappelé.

Madina Belemviré

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × deux =